01. Terreur nocturne
02. J’ai touché un nerf
03. Défilé de la violence
04. À l’intérieur de la forteresse de torture
05. Il pleut la mort
06. Tireur d’élite lunaire
07. Derniers yeux Voir tout
08. Le couteau gratte l’os
09. Ailes de Léviathan
Il y a des moments où de jolis mots ne suffisent en aucun cas à résumer l’intense montée d’adrénaline que procure le meilleur du thrash metal. Originaire du Royaume-Uni, qui n’a jamais eu la même réputation que l’Amérique ou l’Allemagne en matière de genre, FRAPPÉ UN NERF ont émergé, pleinement formés et totalement féroces. Éponyme pour des raisons de franchise et de simplicité, il s’agit d’un premier album qui incitera les enfants du thrash de toutes générations à se sentir obligés de saccager leur environnement immédiat et de courir en hurlant dans les rues. Baise-moi, c’est un éclair d’énergie thrash qui veut du sang et l’obtiendra sûrement, par gallons.
Avec des membres actuels et anciens des thrash non-conformistes britanniques SHRAPNEL dans leurs rangs, FRAPPÉ UN NERF savent clairement ce qu’ils font. Ouvreur « Terreur nocturne » lance un défi à tous les autres groupes qui sillonnent actuellement le même sillon musical. Uniformément rapides, furieuses et dangereusement énervées, ces chansons se dispensent d’absurdités indulgentes comme l’évolution ou la pollinisation croisée, préférant plutôt livrer la marchandise avec un maximum d’agressivité et un mépris joyeux pour tout ce qui n’est pas du pur chaos thrash. « Terreur nocturne » fait valoir son point de vue en moins de trois minutes, puis nous passons à la prochaine explosion brutale de vitesse et de méchanceté. « J’ai touché un nerf » est une aventure psychotique à sensations fortes. « Défilé de violence » fait de même. Et cela continue, totalement dépourvu de compromis ou de tout semblant de subtilité, donnant des coups de pied et des coups de poing à travers une demi-heure exaltante de brutalité impitoyable, avec le leaderAarran Tucker jouant le rôle du maître de cérémonie militant, avec le rugissement viscéral d’un possédé (par le thrash). Solidement ancré dans l’école sans limites de la pensée métal, celui-ci s’adresse carrément aux fans deTueuse,ANGE NOIR et tôtKRÉATEUR: des groupes qui se sont démenés et qui n’ont rien à foutre de la commercialité.
FRAPPÉ UN NERF sont une célébration à quatre de ce sentiment irrésistible et incontrôlable que les fans ressentent lorsqu’ils nagent dans une fosse, circulaire ou autre, mettant leur vie en danger. Quand ils décident finalement de passer à un tempo mi-rythmé punitif sur le brillant« Les derniers yeux voient tout »ces voyous profondément morveux ont encore tous les faders poussés dans le rouge. Les bons riffs sont partout, et tous enfermés dans une trame de fureur précise et dévastatrice. Aussi intemporel que terrifiant,« J’ai touché un nerf » ne s’intéresse qu’à faire des ravages, et chaque élément a été perfectionné à la perfection malveillante. Du sinistre et crasseux« À l’intérieur de la forteresse de torture » à la folie de la vitesse enragée« Le couteau qui gratte les os »c’est un premier album qui demande de l’attention. Dur comme des clous et déterminé à détruire tout ce qui s’égare sur son chemin bilieux, c’est du thrash tel qu’il a toujours été censé être joué, et le potentiel ici est colossal. Montez le volume, brisez tout, puis rejouez.FRAPPÉ UN NERF Nous avons réussi du premier coup et nous ramasserons tous des éclats de crâne et des dents cassées dans un avenir prévisible. En savoir plus, s’il vous plaît.
