Le différend porte sur Cathay Home, une entreprise textile fondée à New York qui vend de la literie par l’intermédiaire de grands détaillants mondiaux. Selon des documents soumis cette semaine à l’Office américain des brevets et des marques, l’équipe juridique de Swift affirme que l’image de marque de la société présente une ressemblance frappante avec la propriété intellectuelle du chanteur.
Une question de « fausse association »
Le nœud de l’argumentation juridique réside dans le style visuel du mot « Swift ». Les avocats du chanteur affirment que la société a utilisé une police cursive qui reflète la signature de Swift. Ce faisant, selon le dossier, Cathay Home tente de capitaliser sur l’immense « bonne volonté et reconnaissance » du chanteur pour déplacer des marchandises.
« La marque ‘Swift Home’ crée une ‘fausse association’ qui peut amener les clients à croire que la pop star a approuvé ses produits », indique le dossier.
Protéger un empire milliardaire
Cette démarche est loin d’être la première incursion de Swift dans le monde de la propriété intellectuelle. Avec une valeur nette estimée bien supérieure à 1 milliard de dollars, l’auteure-compositrice-interprète a construit une forteresse autour de sa marque. Son portefeuille comprend :
Plus de 300 marques déposées : couvrant son nom complet, ses initiales et les titres de ses albums.
Protection des paroles : des phrases spécifiques de sa discographie sont légalement protégées.
Droits sur les marchandises : les marques fédérales existantes protègent déjà son nom et sa signature sur des produits allant des vêtements à la literie.
Vendredi, ni Cathay Home ni les représentants de Swift n’avaient fait de commentaires publics supplémentaires à la BBC. L’affaire met en évidence les efforts que doivent déployer les superstars modernes pour empêcher le « saignement de la marque » à une époque où un seul nom peut porter le poids économique d’une petite nation.
