La famille de D’Angelo a publié une déclaration confirmant la nouvelle, exprimant son chagrin mais affirmant sa gratitude pour son « héritage musical extraordinairement émouvant ». Les hommages ont immédiatement afflué, le légendaire producteur DJ Premier pleurant la « triste perte » sur X (anciennement Twitter), célébrant les « grands moments » qu’ils ont partagés.
Artiste largement vénéré pour son perfectionnisme émouvant et mélangeant les genres, l’impact de D’Angelo s’est consolidé sur seulement trois albums solo, tous salués comme des classiques modernes : Brown Sugar (1995), Voodoo (2000) et Black Messiah (2014).
Ses débuts en 1995 le placent à l’avant-garde du mouvement néo-soul, un renouveau qui rend un profond hommage à l’histoire du R&B tout en ouvrant de nouvelles voies dans le hip-hop et la soul. Il était une figure clé du collectif influent The Soulquarians, qui comprenait des collaborateurs comme Questlove et Erykah Badu.
La qualité de son travail lui a valu des critiques élogieuses et de nombreuses distinctions. D’Angelo a reçu 14 nominations aux Grammy Awards au cours de sa carrière, en remportant quatre, dont celui du meilleur album R&B pour Voodoo et le très attendu Black Messiah. Alors que « Lady » a été son plus grand succès dans les charts, son single « Untitled (How Does it Feel) » et son clip emblématique sont devenus son moment culturel phare.
Le processus créatif de D’Angelo a été défini par le perfectionnisme ; l’intervalle de 14 ans entre ses deuxième et troisième albums a été en partie consacré à la maîtrise de la guitare électrique. Malgré ses combats personnels et les pressions de l’industrie, D’Angelo laisse derrière lui une œuvre envoûtante, bien que modeste, qui a profondément façonné la musique du 21e siècle.
