01. Ce dont vous avez besoin
02. Diamant brut
03. Tous les jours c’est samedi soir
04. Je l’aime plus fort
05. Je deviens aveugle
06. Renard chaud
07. C’est une célébration
08. Jolies choses
09. Je dois laisser tomber
10. Je ne peux pas m’arrêter
11. Trop lisse pour l’amour
Quand DANKO JONES Apparue aux oreilles des fans de rock au tournant du siècle, leur musique était une bouffée d’air frais réparatrice. 25 ans plus tard, absolument rien n’a changé. « Léo ascendant » pourrait être le 12e album studio du trio canadien (la compilation d’introduction de 2001 « Je suis vivant et en feu » néanmoins) mais la loi des rendements décroissants ne pourrait pas être moins applicable. À une époque où les sous-genres rock et métal sont régulièrement étudiés et débattus par des gens qui ont souvent un programme superficiel et partisan à propager, le simple fait de rassembler trois ou quatre accords et de les imprégner d’une dose étouffante d’excitation ressemble à une déclaration majeure sur ce qui compte vraiment : du gros son, de gros riffs, des bangers et de la bravade.
« Léo ascendant » est presque inévitable : un autre grand album rock’n’roll du plus grand petit groupe de rock’n’roll du monde. Aucune discussion nécessaire. Juste du plaisir rock pur et joyeux. DANKO JONES sont devenus l’un des groupes de rock préférés du monde du métal grâce à leur persévérance, mais aussi grâce à une écriture impitoyablement directe qui exploite tant de choses que les fans de rock et de métal aiment le plus. La simplicité de CA/CCla fougue de TÊTE DE MOTEURl’honnêteté nerveuse du RAMONES et le flair interculturel de MAUVAIS CERVEAU sont tous présents et corrects, à la fois dans une capacité spirituelle et dans la réalité réelle, conquérante de la transpiration. Quoi DANKO JONES que nous colportons depuis un quart de siècle pourrait être la réponse rock’n’roll ultime, épurée et sensationnelle à des eaux trop boueuses. Et tandis que d’autres actes comparables s’écartent presque toujours du droit chemin à un moment donné, « Léo ascendant » confirme que la formule originale de ce groupe est toujours plus chaud que l’enfer et ne nécessite aucun bricolage inutile. S’il n’est pas cassé, augmentez simplement le volume.
Comme toujours, « Léo ascendant » a une poignée d’hymnes certifiés qui égayeront votre journée. C’est ce que DANKO JONES l’ont toujours fait, et pourtant, au cours des dernières années, leur capacité à frapper dans le mille est devenue de plus en plus constante. Même les fans purs et durs pourraient être surpris par le taux de grève du groupe à ce stade, car « Ce dont vous avez besoin », « Tous les jours c’est samedi soir » et « Les diamants bruts » – les trois singles qui ont fait le buzz pour ce disque – sont déjà devenus les favoris des fans. Chacun est un parfait exemple de la façon dont DANKO JONES prenez ce qui semble évident et transformez-le en quelque chose de passionnant et de nouveau. Leader Danko lui-même continue d’écrire les paroles les plus intelligentes et les plus pointues disponibles pour les fans de rock moderne, mais ces prouesses verbales sont toujours à la hauteur de la prestation dure mais harmonieuse de ce trio. Encore une fois, rien de tout cela n’est compliqué ou obtus, mais la façon dont chaque chanson est parfaitement structurée et interprétée avec précision reste un argument de vente que peu de groupes, quel que soit leur genre, pourraient espérer atteindre. Ils portent leur éclat à la légère, mais DANKO JONES sont toujours une putain de machine.
Les points forts sont nombreux, les inconvénients inexistants. « Je l’aime plus fort » est un tumulte, PISTOLETS SEXUELS-ish hymne à l’acte même de se balancer ; « Je deviens aveugle » combine une impulsion robuste de pub rock avec des astuces mortelles à deux accords et un crochet glam rock soigné; et« Renard chaud » à la hauteur de son titre, tel un vulpin hargneuxBAISER hommage aux riffs musclés à gogo. Entre-temps,« C’est une fête » est rapide, furieux et belliqueux ;« De jolies choses » est une émeute rock’n’roll lascive et se pavanant ;« Je dois laisser tomber » est un mantra d’entraide aux yeux brillants sur un punk rock costaud et rebondissant ; et« Je ne peux pas m’arrêter » explique avec éloquenceDANKO JONES‘ philosophie romantique plutôt que sublime,MINCE LIZZY-des racines rocheuses. Chaque chanson est vibrante et vitale, et extrêmement addictive. La clôture« Trop lisse pour l’amour »qui raconte une histoire ironique sur la résistance instinctive d’une dame anonyme à se laisser entraîner par une relation, est tranchant comme un rasoir et merveilleusement plein d’esprit, ce qui, à juste titre, résume également tout ce disque.
Si vous n’avez pas été conquis parDANKO JONES pourtant, il est encore temps. Mais que les gens adoptent ou non cette force à six pattes pour le bien musical,« Léo ascendant » est si maigre, méchant et magnifique que les opposants ne font que se priver d’un bon moment garanti. Ce n’est que du rock’n’roll, bébé, et personne ne le fait mieux.
