1. GUTSY
2. Vivant après la mort (dernier avion sorti)
3. La voici
4. Enfant dans un magasin de bonbons
5. Ciel haut
6. Qui a mis le rythme en vous ?
7. Bonus de Noël
8. Dernier homme debout
9. Rock’n’roll ouais
10. Bogota
11. L’enfer n’a pas de poste vacant
12. Envoie-moi au paradis du rock’n’roll
Il a toujours été impossible de parler des hard rockers australiens AÉROPORT sans évoquer les compatriotes dont ils arborent fièrement l’influence sur leurs manches (quand ils portent des manches, bien entendu). Le nouvel album éponyme du groupe – leur sixième album complet, et le premier en près de sept ans – n’y changera rien, car il est clair d’un pilier à l’autre que le groupe continue de se délecter de haute tension et d’actes sales. La grande question est de savoir s’ils ont finalement cessé d’être des gens de second ordre. CA/CC devenir un excellent AÉROPORTet même si le jury n’est pas encore élu, il y a néanmoins plusieurs points positifs dans le nouvel album qui suggèrent que le groupe a atteint son véritable potentiel après deux décennies de course folle.
L’album débute avec 16 minutes fortes qui seront familières aux fans qui y ont prêté attention ces derniers mois. Ouvreur « GUTSY »qui fait référence au titre du deuxième album du groupe en 2010, « Pas de courage. Pas de gloire »est un énoncé de mission rauque qui pourrait bien devenir AÉROPORTest l’équivalent de « Rock and roll toute la nuit ». Mieux encore, la piste n°. 2, » Vivant après la mort (dernier avion sorti) » incontestablement l’une des meilleures chansons hard rock de l’année, et très probablement la meilleure heure du groupe (ou au moins 211 secondes) à ce jour.
Le groupe lance alors une sorte de boule courbe via « La voici »une chanson co-écrite par la légende d’AOR Bryan Adams et célèbre producteur Mutt Lange. Donné LangeDans le CV de , le duo peut sembler un peu trop pointu – ou, mieux encore, un peu trop – mais étonnamment, la chanson est plus en phase avec le matériel plus rock de Adams‘ Lange-produit l’effort de 1991 « Réveiller les voisins » que n’importe quoi d’autre « Autoroute vers l’enfer ». (Cela pourrait aussi être le double sens le moins subtil depuis JACKYLc’est « À bas moi »mais c’est une autre conversation.)
De là, « Enfant dans un magasin de bonbons » raconte l’histoire de débauche d’une prostituée nommée Candy Rose, dont le numéro de téléphone se trouve griffonné sur le mur d’une salle de bain. Nous ne gâcherons pas ce qui se passera ensuite, mais avec des paroles qui incluent de multiples références à « back door » et « soixante-neuf », vous pouvez probablement combler les vides.
Après l’ode d’un kilomètre de haut « Ciel haut » — dont les premières secondes vous font vous demander si vous n’avez pas accidentellement fait la queue « De retour en noir » – arrive une seconde Adams / Lange collaboration, « Qui a mis le rythme en toi ? » ce qui ne semblerait pas déplacé pris en sandwich sur une playlist entre « Parler d’argent » et « Es-tu prêt ».
Et c’est là que réside le problème, puisqu’il est impossible de ne pas continuer à penser à cet autre groupe australien tout au long du reste du disque. « Dernier homme debout » s’ouvre sur une ligne de guitare qui fait un clin d’œil à « Pour ceux qui sont sur le point de rocker (nous vous saluons) » avant de passer à une progression d’accords AEB tout droit sortie de « Qui a fait qui ». « L’enfer n’a pas de poste vacant » me rappelle « L’enfer n’est pas un mauvais endroit où vivre ». Même « Bonus de Noël »une chanson initialement sortie l’hiver dernier, et une inclusion étrange pour un disque sorti à la fin de l’été, fait penser à « Maîtresse pour Noël » (bien que dans AÉROPORTpour la défense, leur bande-son de vacances est bien moins digne d’intérêt que celle des autres gars).
C’est paresseux de comparer AÉROPORT à CA/CC juste parce qu’ils viennent tous les deux d’Australie. Il est cependant juste de les comparer, lorsque le premier continue de paraître si proche du second. D’une part, c’est un grand compliment pour AÉROPORTla chanson, et à cette fin, il y a de solides arguments à faire valoir que « Airbourne » est le meilleur CA/CC enregistrer depuis « Le fil du rasoir ». D’un autre côté, les chansons qui ouvrent le disque donnent un aperçu de ce que pourrait être le groupe un jour s’il choisissait de mettre en valeur ses influences plutôt que de les imiter ouvertement. C’est clairement à eux de faire ce saut – allez les gars, soyez courageux !
