S’adressant à Ben Kentish de LBC, Malone a évoqué les chiffres récents montrant une baisse de 6% du nombre d’étudiants passant un baccalauréat en musique, décrivant cette baisse comme une menace directe à la fois pour le patrimoine du pays et pour son économie créative.
Malone a souligné l’importance commerciale du secteur musical britannique, soulignant qu’il contribue environ 8 milliards de livres sterling par an à l’économie, emploie 270 000 professionnels et fait de la Grande-Bretagne le deuxième exportateur mondial de musique. Il a souligné que ces réalisations reposent sur des parcours éducatifs précoces, notamment les diplômes GCSE et A-level, qui favorisent les futurs artistes et éducateurs professionnels.
Abordant le fossé croissant entre l’enseignement public et l’enseignement indépendant, Malone a exprimé ses inquiétudes quant au fait que l’enseignement musical formel devient de plus en plus accessible uniquement aux familles fréquentant des écoles privées ou à celles en mesure de financer des cours d’instruments privés. Il a cité l’ascension de l’auteur-compositeur-interprète Sam Fender, issu d’un milieu ouvrier, comme un exemple de talent qui risque d’être négligé si l’offre scolaire publique continue de se contracter.
Au-delà des paramètres économiques, Malone a souligné les avantages personnels de l’éducation musicale, expliquant que l’apprentissage d’un instrument renforce la confiance, le bien-être mental et des opportunités de vie plus larges pour les jeunes de tous horizons sociaux.
Malone a averti que sans un soutien systématique et un accès égal à l’éducation artistique dans les écoles publiques, les générations futures de jeunes ne considéreront plus la musique comme une carrière viable ou un débouché créatif, menaçant ainsi la position à long terme de la Grande-Bretagne dans l’industrie musicale mondiale.
