Le groupe se souvient de ses débuts en enregistrant « dans un grenier brumeux », un site important où ils ont écrit les morceaux qui allaient finalement normaliser le hip-hop irlandais. Malgré les limites perçues de leur langue maternelle, ils ont refusé de faire des compromis. « Il n’y a pas de mot pour cela dans la langue irlandaise. Pourquoi devrions-nous parler anglais juste pour prononcer ce mot ? » expliquent-ils, décrivant leur processus de « surcyclage » et de « recyclage » de mots anciens pour les adapter à un contexte moderne.
L’ascension de Kneecap a été accélérée par le retrait de leur premier morceau « CEARTA » des ondes. « En gros, la même chose s’est produite avec la radio… puis elle a été supprimée. Quelqu’un a alors lancé une pétition, et c’était la meilleure chose qui pouvait nous arriver. » Ils ont découvert que leur musique possédait une « attraction culturelle » qui transcendait les barrières linguistiques, notant que les fans qui « ne parlaient pas un mot d’irlandais » apprenaient leurs paroles phonétiquement par respect pour la « langue maternelle ».
L’épisode se penche également sur le succès international de leur film, dont le groupe craignait initialement qu’il n’aille pas « plus loin que l’Irlande ». Au lieu de cela, il est devenu une « histoire internationale d’identité », trouvant un écho auprès du public du Pays basque jusqu’à l’Australie aborigène. En fin de compte, le groupe attribue son succès à sa communauté, notant que les habitants de l’ouest de Belfast ressentent un sentiment de « propriété » sur le groupe. Leur philosophie reste ancrée dans l’effort collectif de renaissance : « Peu importe si cela ne fonctionne pas tant que vous essayez… si nous y parvenons à mi-chemin, alors quelqu’un d’autre viendra le chercher la prochaine fois. »
