.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Terres du Son 2018 Jour 1 - Partie 1

1ère partie :

Le : 06-07-2018

Lieu : Domaine de Candé - Tours

compte rendu proposé par Fabien et publié le 21-10-2018

Domaine de Candé, près de Tours. Le lieu n’est pas spécialement paradisiaque mais à Terres du Son on fait en sorte que chacun soit bien accueilli en mettant à disposition tout ce qu’il faut pour que l’on s’y sente bien mais aussi respectueux de l’endroit. Il faut dire que Terres du Son est un éco-festival, un festival militant qui ne se limite pas à un enchaînement de concerts entrecoupés de séances de levés de coudes. Tout tourne autour de l’écologie, de la bouffe aux actions et laboratoires pour le développement durable. A Terres du Son on peut donc prendre du plaisir autour de la musique tout en se responsabilisant sur les questions environnementales. Le but ici étant de toucher le plus grand nombre possible.

Pour autant, on ne va pas se le cacher, on vient en grande partie pour la programmation musicale même si on saura trouver le temps pour aller jeter un œil aux différentes activités du festival. Et il faut dire que la programmation est, en plus d’être éclectique, des plus intéressantes. Si certaines voix se sont élevées pour dire l’inverse c’était surtout de la part de ceux qui s’attendait à avoir plus de noms connus, de choses plus attendues et qui, dans le fonds, apportent moins de surprises. Pour cette édition 2018, l’organisation a su prendre des risques et c’est ce que l’on attend d’un festival.

Et on commence par Baxter Dury qui, sous une chaleur de plomb en plein après-midi, tente de captiver le peu de monde présent sur le site. Il faut dire que le festival vient d’ouvrir et on ne se presse pas forcément pour se mettre en plein soleil. On cherche l’ombre ou on attend les plus grosses têtes d’affiche. Avec flegme, Baxter Dury constate les dégâts mais fait comme si de rien n’était et joue en mode dandy désabusé et alcoolisé. Pour autant, le nombre de spectateurs grossi au fur et à mesure que le concert se déroule. Il finira même par jouer devant un parterre assez honnête. Au niveau du concert lui-même, il n’y a rien à redire. C’est classe, so bristish et à l’image de ses derniers disques. L’homme est fidèle à lui-même et on l’aime ainsi. Malgré le peu de monde, le britannique a été à la hauteur et jouera son rôle à la perfection. Que du bonheur pour ceux qui savaient déjà l’apprécier.

Baxter Dury (1)

Baxter Dury (2)

Baxter Dury (3)

Baxter Dury (4)

Baxter Dury (5)

Baxter Dury (6)

Baxter Dury (7)

Evidemment, Juliette Armanet attirera plus de monde. Mieux connue par chez nous (logique en même temps) et ayant le vent en poupe, la chanteuse est rayonnante et pleine d’énergie. Elle est attendue mais elle ne semble pas avoir de pression particulière. Elle arrive sur scène pimpante, sans complexe et se met sans trop tarder à l’ouvrage. Certes, ce que fait Juliette Armanet n’est pas spécialement notre tasse de thé mais il faut reconnaître qu’elle sait emmener son public et qu’elle est très bien entourée pour ça. Sa personnalité faisant le reste. Si par certains côtés elle peut nous faire penser à Véronique Sanson, la voix en moins mais l’énergie en plus, Juliette Armanet s’en sort parfaitement bien sur scène. A l’aise, bien dans ses baskets, elle emporte facilement l’adhésion. C’est l’essentiel.

Juliette Armanet (1)

Juliette Armanet (2)

Juliette Armanet (3)

Juliette Armanet (4)

Juliette Armanet (5)

Juliette Armanet (6)

Si on pouvait se plaindre de voir Baxter Dury jouer devant peu de monde que pourrait-on dire du cas de Jim Ballon. Ils jouent sur la scène Propul’Son et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne se bat pas vraiment pour les voir jouer. Si il y a une dizaine de spectateurs c’est bien le bout du monde et c’est bien dommage, car Jim Ballon méritait le détour. Racé, dans un ton assez juste, Jim Ballon aurait sans doute été plus à son aise dans un environnement plus fermé. Sous la scène Chapit’O par exemple. Quoi qu’il en soit, malgré la déception d’un désert humain, Jim Ballon joue et plutôt bien. Leur rock intimiste et cérébral est d’une belle intelligence et bien senti. Dommage que le public soit passé à côté.

Jim Ballon (1)

Jim Ballon (2)

Jim Ballon (3)

A la suite c’est le trio Faire qui va officier sous la scène Chapit’O et qui va nous donner une bonne grosse baffe et ce à base de rock életcro sur-vitaminé. Clairement, ces types là ne doivent pas avoir souvent les pieds qui touchent terre. Tout est fait pour être dans une sorte de démesure rock et le trio ne fait pas les choses à moitié. On à peine à reprendre notre souffle et le public se demande bien d’où peuvent sortir ces huluberlus. Un public peut-être un peu trop sage et pas à la hauteur de ce qui était proposé sur scène. Ça frémit, ça s’emporte parfois mais c’est souvent la surprise qui l’emporte. Faire joue à s’en faire péter le palpitant et on est en train de se demander le festival n’est pas en train réellement de commencer avec eux, reléguant les précédents concerts au stade de simples apéritifs. On avait bien besoin de ça.

Faire (1)

Faire (2)

Faire (3)

Faire (4)

Faire (5)

Faire (6)

Faire (7)

Crédits Photos : Fabien Pondard

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https://www.terresduson.com/2018/

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