.:.Compte Rendu de Concert.:.

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La Nuit de l'Erdre 2018 Jour 1 - Partie 2

1ère partie :

Le : 29-06-2019

Lieu : Nort sur Erdre

compte rendu proposé par Fabien et publié le 05-09-2018

Passer de but en blanc de Catherine Ringer à Ultra Vomit, fallait oser. Parce qu’il faut dire ce qui est, les deux n’ont rien à voir ensemble. Tout le monde connait Catherine Ringer, ce qu’elle représente dans la chanson française. Pour Ultra Vomit, c’est moins certain. Même s’ils connaissent une certaine renommée, il faut bien se dire qu’ils restent dédiés à un public averti. Pour les autres, ceux qui les découvrent, le choc peut être terrible. Ultra Vomit, c’est du metal à la moulinette, du brutal sans le côté sérieux de la chose, de l’amusement débile et électrifié, des vannes toutes les dix secondes. Avoir une culture metal aide quelque peu à digérer les fulguropoings assénés par le quatuor dont on peut dire qu’il n’y en a aucun pour rattraper l’autre. Le souci avec les groupes parodiques c’est que cela peut vite devenir pénible. Avec Ultra Vomit, on sent qu’ils ont compris ce genre de problématique et font en sorte de ne jamais être ennuyeux. C’est sans doute pour cela que les nantais ne lâchent jamais prise, ne donnent quasiment pas de temps mort. Si il y avait besoin que l’on nous donne un coup de pied au cul, Ultra Vomit y a remédié au plus vite et ne s’est pas fait tellement prié pour ça. Du lourdingue, certes, mais qui fait du bien par où ça passe.

Ultra Vomit (1)

Ultra Vomit (2)

Ultra Vomit (3)

Ultra Vomit (4)

Ultra Vomit (5)

Ultra Vomit (6)

Pas de temps mort non plus avec The Hives qui succèdent aux enfants terribles d’Ultra Vomit. Pas non plus de préliminaires. Les suédois rentrent tout de suite dans le vif du sujet, Howlin’Pelle et Nicholaus Arson faisant la majeure partie du show. Pas de surprise sur le concert mais The Hives sait parfaitement mener sa barque. Qu’on les ait vu une ou dix fois, le plaisir et l’énergie dégagée est toujours aussi fort. La nuit est largement tombée et c’est quelque chose qui leur va bien. Elle accompagne le groupe qui déroule ses morceaux avec la fureur qui les caractérise. The Hives joue, se démène, occupe le terrain, se l’accapare et en fait son meilleur terrain de jeu. Personne ne s’y trompe. The Hives sont toujours au top et si on a envie de transpirer un peu c’est bien devant les suédois qu’il faut le faire.

The Hives (1)

The Hives (2)

The Hives (3)

The Hives (4)

The Hives (5)

The Hives (6)

The Hives (7)

The Hives (8)

The Hives (9)

Oui, parce que quand Møme succède à The Hives, on sent bien que la tension est retombée et que le bonhomme, d’abord un peu planqué derrière sa console, a un peu de mal à rivaliser. S’il parvient à la délaisser de temps à autres, on a du mal à se passionner pour un set dont on se dit qu’il est surtout là pour préparer celui de Justice qui arrive après. Møme fait de son mieux et son public, assez jeune, le suit aisément. Pour autant, on ne retrouve pas toute la bonne tension du concert précédent. On est plus en mode détente et on se la coule douce. Du coup, on finit par aller au bar…

Mome (1)

Mome (2)

Mome (3)

Mome (4)

Mome (5)

L’attraction de cette fin de soirée est donc Justice qui a déployé les gros moyens autant sonores que visuels. Est-ce que cela rend la chose plus intéressante ? Pas sur. Les deux zigues de Justice se retrouvent assez vite noyé sur cette grande scène et cette débauche de moyens. Concentrés sur ce qu’ils doivent faire, Justice communique assez peu avec son public mais envoie le gros son sans se faire prier avec un gros jeu de light. Là réside l’intérêt pour la performance de Justice qui compense son manque d’interaction avec les festivaliers avec des effets visuels de premier ordre. On se dit alors qu’on ne peut pas tout avoir, cela peut sembler suffisant et que, finalement, cela va plutôt bien ensemble. Justice, donc, déroule et semble sur de son fait. Le public, en nombre, se laisse aller avec ce qui, de plus en plus, semble être devenu une norme dans les concerts électro.

Justice (1)

Justice (2)

Justice (3)

Crédits Photos : Fabien Pondard

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