.:.Compte Rendu de Concert.:.

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La Route du Rock 2017 journée 1 - partie 2

1ère partie :

Le : 18-08-2017

Lieu : Fort Saint Père

compte rendu proposé par Fabien et publié le 30-10-2017

Quand vous sortez d'un concert de Car Seat Headrest et que vous enchaînez par celui de Idles il y a de quoi vous retourner l'estomac. D'ailleurs, ces derniers sont l'antithèse des premiers et on s'en rend compte assez vite si, toutefois, on n'en avait jamais entendu parler. Juste avant le début du concert on voit Joe Talbot, le chanteur, faire les cent pas sur la scène, le regard tendu, comme pour se motiver et sentir monter en lui l'adrénaline. Cette montée ne tarde pas à venir quand les autres membres du groupe montent sur scène et qu'ils commencent à jouer. Clairement, les gars de Bristol sont bons pour l'asile, Talbot semblant au bord de la crise de nerf, un Mark Bowen (guitare) se tortillant dans tous les sens, un batteur fou, un bassiste stoïque mais pas trop et un dernier guitariste perdu dans ses cheveux. Délivrant les morceaux de leur premier album comme si ils tapaient sur une enclume comme des forcenés, Idles met rapidement à genoux un public qui avait bien besoin de se défouler. D'ailleurs, le nom de leur album annonçait la couleur. On ne peut pas appeler son disque Brutalism par hasard. On aurait du se méfier. En tout cas, si cette édition était, jusqu'à présent, dans une opération séduction, avec Idles on lâche la bride pour un concert où l'absurde se conjugue avec tout ce que le rock peut apporter de jouissif.

Idles (1)

Idles (2)

Idles (3)

Idles (4)

Idles (5)

Idles (6)

Idles (7)

Idles (8)

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Idles (10)

Idles (11)

Idles (12)

Si on n'en avait pas eu assez, Thee Oh Sees, finira par mettre tout le monde d'accord. Incontournable depuis quelques temps, le groupe de John Dwyer est une véritable attraction sur scène. Les ayant vu deux mois plus tôt au This Is Not A Love Song Festival, on sait à quoi s'attendre mais la claque est encore au rendez-vous. Thee Oh Sees joue avec puissance, dextérité et une grosse détermination. John Dwyer fait le show, bougeant dans tous les sens, jouant avec l'élasticité de son visage, crachant comme à son habitude mais finit par partager la vedette avec son duo de batteur qui impressionnent comme quand on les avait vu à Nîmes. Si on croyait se reposer, c'est raté, ou alors il faut s'éloigner pour essayer de trouver un endroit pour s'asseoir, ce qui n'est pas toujours chose aisée. En attendant, Thee Oh Sees impose sa poigne et on n'en attendait pas moins.

Thee Oh Sees (1)

Thee Oh Sees (2)

Thee Oh Sees (3)

Thee Oh Sees (4)

Thee Oh Sees (5)

Thee Oh Sees (6)

Thee Oh Sees (7)

Jamais deux sans trois a t-on tendance à dire. Et bien non. Après Idles et Thee Oh Sees on n'aura pas de groupes d'énervés de la guitare et de chant hystérique. Nous n'auront pas de groupe tout court puisque sur la scène des Rempart a pris place Helena Hauff qui, avec son dj set, admettons le, fait rebaisser la tension. Enfin, disons que ce n'est pas le même genre de tension. Avec Helena Hauff nous sommes plus dans l'introspection et dans une musique électronique certes des plus froides mais qui n'est pas sans rythme. Ici, c'est l'expérience allemande qui parle et si visuellement, il ne se passe pas grand chose, musicalement Helena Hauff s'impose sans peine. Pour autant la fatigue nous gagne et on aura de la peine à aller, à regret, jusqu'au bout de sa performance. On fera même l'impasse sur DJ Shadow, c'est dire...

Helena Hauff (1)

Helena Hauff (2)

Helena Hauff (3)

Helena Hauff (4)

Helena Hauff (5)

Helena Hauff (6)

Crédits Photos : Fabien Pondard

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