.:.Compte Rendu de Concert.:.

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This Is Not A Love Song Journée 2 - part 1

1ère partie :

Le : 10-06-2017

Lieu : Nîmes, Paloma

compte rendu proposé par Fabien et publié le 14-09-2017

C'est toujours un peu pareil dans les festivals. Quand une journée s'achève et qu'elle s'est bien passée, il faut se remettre dedans le lendemain. Surtout quand les nuits sont courtes. Heureusement, les concerts ne commencent pas dès le matin mais en fin d'après midi. Le temps de sortir la tête hors de l'eau. C'est donc frais et de bonne humeur que l'on va voir de Norma, chanteuse qui fait tout toute seule ou presque et qui enchante la Mosquito par sa présence solaire. Même si elle est entourée de musicien sur scène, on ne voit qu'elle tant elle vit ses chansons avec intensité. Pourtant, il n'y a rien de théâtral chez elle et il n'y a pas non plus d'exagération qui nous ferait penser qu'elle en fait des caisses pour pas grand chose. Mais à la manière d'une PJ Harvey, elle impose sa présence et sa voix sur une musique intelligente et maîtrisée. On a bien fait de ne pas s'être accordé quelques heures de repos supplémentaire. Norma était assurément quelqu'un qu'il ne fallait pas louper.

Norma (1)

Norma (2)

Norma (3)

Norma (4)

On a juste le temps d'aller au patio pour revoir Shugo Tokumaru, histoire de s'assurer qu'on n'avait pas rêver la veille. En fait, le japonais réédite le même concert comme une piqûre de rappel pour ceux qui étaient restés devant The Make Up, loupant de facto le facétieux représentant du pays du soleil levant. Pas de surprise donc, mais une confirmation qui fait plaisir.

Shogu Tokumaru (1)

Shogu Tokumaru (2)

Shogu Tokumaru (3)

Shogu Tokumaru (4)

En parlant de facéties, les Johnny Mafia en ont à revendre. Groupe garage de l'Yonne (ils y tiennent), les Johnny Mafia ne sont pas avares en grimaces en tout genre et ont de l'énergie à dépenser. Mais la chaleur étant ce qu'elle est, le groupe n'enchaîne sans doute pas comme ils auraient voulu, buvant de l'eau (rock'n'roll où es-tu?) sans perdre leur sens de l'humour. Pour autant, si le festival a communiqué sur le groupe comme étant du niveau de Thee Oh Sees ou Ty Segall ou, du moins, ayant les armes pour rivaliser avec les sus-cités, on a quand même quelques doutes. Johnny Mafia est un bon groupe, il n'y a pas à douter là dessus mais ils ont encore un peu de chemin avant d'atteindre l'excellence des américains. Attention tout de même, Johnny Mafia n'est pas le genre de groupe dont le seul fait de gloire est de reprendre du Nirvana à la fête de la musique de Muflins. Non, tout cela reste solide mais on sent qu'il y a encore de la marge de progression à accomplir. Johnny Mafia a l'avenir devant eux et on peut y croire.

Johnny Mafia (1)

Johnny Mafia (2)

Johnny Mafia (3)

Johnny Mafia (4)

Johnny Mafia (5)

Johnny Mafia (6)

On file à la Bamboo pour se reposer un peu les tympans avec la pop soyeuse de Hellolisa qui fait le job sans déchaîner pour autant les passions. Leur concert se vit comme une friandise, un vent de fraîcheur avant que les grosses pointures ne foulent les scènes du TINALS. Hellolisa est clairement dans ce rôle d'outsiders que chacun des groupes qui ont joué dans la cas horaire gratuite du festival ont endossé sans rechigner. Peut-être un peu trop sage à notre goût, Hellolisa ne joue dans la cour de ceux qui font dans le débordement. En gros, c'est un peu le calme avant la tempête et que, au final, c'est bien l'heure de l'apéritif.

Hellolisa (1)

Hellolisa (2)

Hellolisa (3)

Hellolisa (4)

Hellolisa (5)

Hellolisa (6)

Crédits Photos : Pondard Fabien

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