.:.Compte Rendu de Concert.:.

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This Is Not A Love Song Journée 1 - part 3

1ère partie :

Le : 09-06-2017

Lieu : Nîmes, Paloma

compte rendu proposé par Fabien et publié le 20-07-2017

On repointe le bout de notre nez sur la Flamingo pour voir Flying Lotus. Enfin, le voir c'est un bien grand mot. On distinguera sa silhouette. Par contre, il n'en demeure pas moins que le show est des plus visuel. Si le bonhomme reste irrémédiablement vissé derrière sa console, il est entouré par différents éléments holographiques à la beauté variable mais souvent impressionnants. Impressionnant également est le set de l'américain qui n'est pas dans la demi-mesure. On en prends plein les yeux et les oreilles, presque jusqu'à l'overdose. Pour autant, Flying Lotus sait tenir son public en haleine et le tient quasiment dans sa main. Intense de bout en bout, Flying Lotus lève tous les doutes de ceux qui pensent encore qu'un type qui reste derrière sa console n'a finalement pas grand chose à proposer. Définitivement impressionnant.

Flying_Lotus (1)

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Impressionnant sont également Shame qui, avec la force de la jeunesse, semble n'avoir aucun doute sur leurs capacités. Concert plein et entier, le show des britanniques est plein de morgue et de hargne. Ils font belle figure, occupant la scène comme un espace de jeu où ils se sentent complètement à l'aise. Ils n'ont rien à perdre, surement tout à prouver mais on sent aussi chez eux qu'ils ont déjà compris comment il faut se comporter sur scène avec la musique qu'ils font. Punk-rock et postures qui vont bien avec, Shame se démène et se fait plaisir. Un plaisir qui est partagé et qui nous rappelle que le rock est aussi une histoire d'attitude. Pourtant, on imagine mal que Shame soit dans le calcul. Ils se laissent porter par une belle envie et sans doute par une bonne dynamique qui font d'eux un groupe dont on parle de plus en plus. Shame ne déçoit donc pas et leur chanteur peut bien bomber le torse, ils sont en train de grandir à vitesse grand v.

Shame (1)

Shame (2)

Shame (3)

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Shame (5)

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Par contre on ne restera que peu de temps devant Chris Cohen qui ne suscite pas chez nous un enthousiasme débordant. Pourtant bien en place, concentré et appliqué Chris Cohen n'est pas un grand communiquant. Et sortir du concert des turbulents Shame pour assister à celui du timide Cohen quand bien même fut-il membre de Deerhoof pendant une poignée d'années. Mal disposé, un peu en surchauffe, on a du mal à apprécier à sa juste valeur le set du bonhomme. Dommage, ça valait sans doute mieux que notre manque d'intérêt.

Chris Cohen (1)

Chris Cohen (2)

Chris Cohen (3)

Passé notre petite fustration, on se rattrape en reprenant une bonne dose d'énergie avec Danny Brown. Si il se trouvent encore quelques mauvaises langues pour dire que le rap est moribond, ils auraient mieux fait d'être présent devant l'américain ce soir là. Certes le rap est en train de générer une quantité de choses assez infectes (autotune et mauvais goûts obligent) mais il y a encore des franc tireurs dont Danny Brown fait parti. Et à vrai dire cela fait du bien car il est de ceux qui redonnent ses lettres de noblesse à un genre qui multiplie les putasseries les plus bas de plafond. Et on peut vous certifier qu'à ce niveau, il y a une belle compétition. Danny Brown, lui (et d'autres, fort heureusement) œuvre dans un rap qui n'est certes pas dans la finesse mais qui est percutant et impressionne par sa qualité d'impact. Dans une présentation assez minimal (le gusse est seul avec un DJ) Brown impressionne et, en un sens, rassure. Ca fait du bien aux oreilles et ça change des horreurs hexagonales qu'on nous sert comme ce qui se ferait de mieux. On a comme un doute tout à coup.

Danny_Brown (1)

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Crédits Photos : Fabien Pondard

A voir également :

https://thisisnotalovesong.fr/

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