.:.Compte Rendu de Concert.:.

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Les Escales journée 1 - partie 1

1ère partie :

Le : 29-07-2016

Lieu : Saint-Nazaire

compte rendu proposé par Fabien et publié le 06-08-2016

C'est moche. Etant natif de Saint-Nazaire ce n'est que la première fois que je foule les pieds au festival Les Escales qui célèbre cette année sa vingt-cinquième édition. Habituellement sur deux jours, l'organisation a décidé de rajouter une soirée, histoire de dynamiser un peu plus le festival qui a pris ces derniers temps de l'ampleur. Profitant d'un site intéressant (les anciennes bases navales de Saint-Nazaire et la Ville Port du Petit Maroc) c'est sur trois scènes que vont se rencontrer différents artistes sous la thématique tournée vers l'Afrique du Sud. Pour certains d'entre eux, on les aura déjà croisé quelques semaines auparavant à Art Rock (Faada Freddy, Caravan Palace, The Shoes, Louise Attaque). On aura peut-être l'impression de redite mais ce sera aussi l'occasion de comparer les prestations. Pour le reste on aura fort à faire entre les réelles découvertes (Dookoom, Skip & Die vs Lindigo, Alice Phœbe Lou, Dope St Jude...) et les grosses têtes d'affiches (Iggy Pop, General Elektriks, Breakbot, Johnny Clegg).

On commence par Faada Freddy, à la Scène du Port, qu'on a plaisir de revoir toujours aussi élégant et fringant. Sans surprise, il nous délivre le même concert, à quelques détails près, que celui qu'on avait pu voir à Art Rock. Pour autant, celui-ci est toujours aussi plein d'énergie dégageant les bonnes vibrations devant un public conquis d'avance à sa cause. Il est fort possible qu'il en soit conscient mais ce ne fut pas une raison pour lui de faire un concert au rabais. Faada Freddy, accompagné de ses seuls choristes sur scène, se fait plaisir et en donne tout autant. Et du plaisir il en donnera même après le concert en venant voir ses fans et en posant avec eux backstage pour quelques photos. A ma connaissance, c'est le seul à avoir fait ça pendant le festival (mais on peut se tromper). On en attendait pas moins de lui, en tout cas.

Première découverte pour nous quand on va à la Scène Estuaire pour voir Alice Phœbe Lou, petit bout de femme qui avec sa guitare et ses quelques musiciens délivrera un concert intimiste doublé d'une grâce quasi enfantine. On la sent parfois presque un peu génée entre deux morceaux quand elle explique la teneur de ses chansons mais quand elle se met à jouer nous n'avons plus affaire à la même personne. Elle vit complètement sa musique et nous emmène avec elle. On pourrait s'assoir tranquillement et la regarder chanter tout en ne voyant pas le temps s'écouler. On aimerait rester et écouter ses douces ritournelles mais sur la Scène Parc Expos nous attend aussi un autre bon moment.

Et ce bon moment s'appelle Calypso Rose. Cette chanteuse de 76 ans, venant de Trinidad et Tobago connait une reconnaissance quelque peut tardive mais elle a quand même derrière elle une carrière de 50 ans et le titre indétrônable de reine du Calypso. Au point que son dernier album a été produit par Manu Chao et se trouve accompagné sur scène par ses musiciens, Radio Bemba. Ce n'est pas rien. Bien évidemment, on ne s'attend pas à ce qu'elle court dans tous les sens mais sa présence et sa facétie font le bonheur de chacun. Radio Bemba jouera aussi un rôle déterminant dans le succès de Calypso Rose en ce début de soirée. Mais, qu'on se le dise, la vraie star c'est bien elle et personne d'autre. Femme de combat, elle a traversé et vécu beaucoup de choses et pas que des bonnes. Pour autant, malgré les épreuves, elle se tient devant nous, droite et fière, souriante et heureuse, drôle et passionnée. C'est tout cela Calypso Rose et il fallait absolument la voir.

Crédits Photos : Fabien Pondard

A voir également :

http://www.festival-les-escales.com/

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