.:.Chronique.:.

Pochette

Seilman, Faustine

The Nightwatcher

[Autoproduction::2017]

|01 Ode to the Owl|02 Four Walls|03 Carry On|04 The Blooming of Our Senses|05 Little Bird|06 Bright Side of Night|07 The Nightwatcher|08 Down Below|09 The Shelter|

Cela faisait un moment que l'on n'avait pas eu de nouvelles de Faustine Seilman. La dernière fois que nous avions croisé sa route c'était pour The Long Life's Journey, album réalisé avec The Healthy Boy aka Benjamin Nérot. Il aura fallu six longues années pour que la jeune femme nous revienne en pleine lumière. Et les choses ne furent pas vraiment simples. Sans label, Faustine Seilman a du batailler pour financer ce disque. Chose qui arrive assez souvent pour les artistes sans le sou ou presque. Il n'en demeure pas moins qu'elle a pu mener son projet à bien, entouré de membres de la famille et de musiciens de la scène nantaise et des alentours (les deux se confondant). Cette fois-ci Benjamin Nérot n'est pas de l'aventure mais il reste tout de même présent du fait d'avoir écrit les paroles de Down Below. Avec The Nightwatcher, Faustine Seilman nous montre qu'elle n'a rien perdu de ses talents d'écriture et qu'elle est toujours dans cette justesse intime, automnale et crépusculaire. Parfois accompagnée de son seul piano, elle privilégie des textes courts (à l'exception des deux derniers titres) pour aller à l'essentiel mais aussi pour donner une sorte de ton incantatoire. Pour situer quelque peu, The Nightwatcher c'est comme si Erik Satie allait à la rencontre de Nico tout en croisant sur son chemin les tenantes d'une americana comme Laura Veirs ou Scout Niblett. Chose qui était déjà un peu vraie sur ces précédents efforts mais qui prend ici des atours plus solaire et, on croit le deviner, plus personnel. Tout en mélancolie et en clair obscur The Nightwatcher vagabonde au fil de l'eau et au pays des songes pas toujours tranquilles. Ces songes où se mêlent les chuchotements et les cris démontrent que l'univers de Faustine Seilman reste complexe et émotionnellement sensible. On le savait un peu déjà du fait de s'être penché autrefois sur ses précédents efforts (Silent Valley, Whispers & Shouts, The Long Life's Journey) mais à chaque fois Faustine Seilman, en sachant bien s'entourer (des membres de My Name Is Nobody, Fordamage, Mermonte, Fat Super... ça aide), nous délecte avec des morceaux aboutis et dont les contours dessinent une approche de la musique qui se veut nocturne mais qui sait aller jusqu'aux premières lueurs du jour.

Little Bird | Faustine Seilman (vidéo officielle) from Tamara Seilman on Vimeo.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 09-06-2017

A voir également :

https://faustineseilman.bandcamp.com/

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