.:.Chronique.:.

Pochette

Early Spring Horses

What the Wood Whispers to Itself

[Send the Wood Music::2016]

|01 Early Spring Horses|02 Accross the Roaring Forties|03 Chaos In My House|04 Ariel|05 The Northern Blot|06 The Bark|07 Vintersolstand|08 Can You Escape ?|09 Voyager's Trail|

Tout le monde l'a entendu comme cela. Et à raison en plus. Quitte à faire du name dropping autant le faire ici tant c'est évident. Donc, oui, ce disque de Early Spring Horses fait largement penser aux divagations de David Sylvian. Emmené par le suédois Vincent Stockholm (ça ne s'invente pas), Early Spring Horses est dans cette frange de formations qui sont dans le domaine du sensible, de la contemplation et/ou de l'introspection. Si Vincent Stockholm a une fâcheuse tendance à chanter comme l'ex-Japan, il n'en a pas sa profondeur. Tant mieux, serait-on tenté de dire sinon on serait presque dans l'obligation de crier au plagiat. Il n'en demeure pas moins que le cousinage se fait lourdement sentir. Cependant, si on prend un peu de recul, What the Wood Whispers to Itself n'est pas le genre de vilain petit canard qu'il faudrait prendre en grippe. Bien au contraire, ce premier album donne de bons gages de qualité avec des inspirations automnales où l'on sent le souffle d'un vent remplies de senteurs forestières qui prennent tout leur sens au plus fort de cette saison. Si on en parle c'est que, bien sur, la pochette du disque nous y fait penser. Finement pensé, conçu et produit, What the Wood Whispers to Itself peut bien être comparé à la musique de l'ex Japan. On y retrouve tout ce qu'on y apprécie chez lui, cette sensation de temps suspendu, de longue introspection, de dialogue avec soi même qui, selon les moments, peut être habité par un tumulte salvateur. Il serait, par contre, malvenu de parler ici d'un album sombre et pessimiste. C'est l'inverse qui se produit ici. La musique de Early Spring Horses est traversée par la lumière et donne une certaine idée de l'apaisement. Nous sommes donc assez loin d'une rigidité et de plongée dans les abysses. Vincent Stockholm et les siens comptent bien s'exprimer au contraire, éloignés des ombres, se mettant en pleine lumière afin d'être appréciés au mieux. Si on comprend cela, on se laissera séduire par cet album aussi suave qu'enivrant.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 22-05-2017

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http://www.earlyspringhorses.com/

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