.:.Chronique.:.

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Electric Sewer Age

Bad White Corpuscle

[Hallow Ground::2016]

|01 Grey Corpuscle|02 Corpuscular Corpuscle|03 Amber Corpuscle|04 Rising Corpuscle|05 Bad White Corpuscle|06 Redocine (Death of the Corpuscle)|07 Black Corpuscle|

Derrière Electric Sewer Age se cache Danny Hyde qui est surtout connu comme le producteur et remixeur de formations comme Psychic TV, Nine Inch Nails, Depeche Mode ou Coil. Mais c'est surtout avec ces derniers qu'il a passé du temps, collaborant avec John Balance et Peter Christopherson de Coil au sein de Aural Rage notamment. Hyde a également été celui qui a façonné en parti le son des album Horse Rotor Vator, Love's Secret Domain et quelques autres qui figurent comme les pièces maîtresses de Coil. Ce n'est donc pas un hasard si Christopherson a participé a Moon's Milk in Final Phase, premier effort de Hyde sous le nom d'Electric Sewer Age. Les deux membres de Coil étant disparus, Hyde poursuit ses expérimentations et Bad White Corpuscle, initialement paru chez Old Café Europa, est le parfait exemple de ce qu'il a pu accomplir tout au long de son parcours avec Coil. Ici réédité par le label suisse Hallow Ground avec un titre supplémentaire (Redocine (Death of the Corpuscle)), ce disque montre a quel point Danny Hyde a été marqué par l'expérience Coil. Si on ne savait pas qui pouvait se cacher derrière Electric Sewer Age on aurait pu légitimement penser que c'étaient Christopherson et Balance qui étaient aux manettes. Un disque posthume en somme, comme il s'en fait souvent. Si il y avait bien quelqu'un qui pouvait s'arroger le droit de faire un disque pareil c'était bien Danny Hyde. Nous ne sommes donc pas dans la récupération sordide. Bad White Corpuscle est comme la continuation d'une œuvre qui s'est brutalement arrêtée ce qui a laissé un goût amer a pas mal de gens qui voyaient en Coil un groupe cultissime (ce qu'il est en fait même s'il n'est pas connu du grand public). Ainsi, Bad White Corpuscle est bien l'incarnation d'une musique post-industrielle qui allie l'ambient, les séquences rêveuses et lunaires virant aux boucles obsessionnelles et mystiques. Le seul bémol c'est que Danny Hyde n'en profite pas pour aller un peu plus loin, essayer de muter ou de prendre un peu plus de liberté. On reste finalement dans les bonnes intentions tout en y mettant les bonnes formes. En espérant que la suite soit plus enrichissante, Bad White Corpuscle remplit aisément son office.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 09-02-2017

A voir également :

http://www.auralrage.com/

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