.:.Chronique.:.

Pochette

Abrahams, Chris

Climb

[Vegetable Records::2016]

|01 Roller|02 The Sleepings and the Drifts|03 Overlap|04 Beach of Black Stones|05 Fern Scrapes|06 Dog Rose|07 Shoreline|

Si l'on devait dénombrer tous les groupes auxquels Chris Abrahams a participé on en finirait pas. Généralement, quand on parle de lui on fait référence à ce qu'il fait au sein de The Necks. C'est certes un peu plus parlant mais cela ne résume aucunement l'ensemble de son œuvre. On le sait puisqu'on avait déjà évoqué la chose la dernière fois qu'on avait croisé sa route. C'était il y a trois ans avec l'album Memory Night sorti sur Room 40. Ici, Chris Abrahams change tout à fait de registre. Il abandonne pour un temps les expérimentations électroniques pour se laisser divaguer avec son piano. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois, qu'en solitaire, il se met à cet instrument. Climb ne pourrait être qu'un retour à des expériences passées en somme (notamment avec The Necks, pour le coup...). L'exercice de l'homme seul avec son piano n'est pas très nouveau et nombreux sont ceux qui s'y sont essayés. A vrai dire, c'est tout l'un ou tout l'autre. Soit on touche au génie, soit on sombre sévèrement dans le chiant. Dans le fonds, Climb parvient à être ni l'un ni l'autre. Ce disque se distingue par sa "normalité", dans le sens où il est un succession d'évasions mélodiques où Chris Abrahams se laisse aller à sa propre rêverie. Et celle-ci est fournie, riche, abondante, mêlant des sensations diverses allant de la ballade automnale à la chamade presque incontrôlée. Si le disque s'appelle Climb ce n'est forcément pas par hasard. Chaque morceau de Chris Abrahams ressemble à une escalade. Sept escalades aussi diverses les unes des autres comme si le néo-zélandais explorait des massifs aux reliefs variés et pour le moins aussi accidentés qu'harmonieux. C'est sans doute là la grande force de ce disque qui sait aller au delà de tout simplisme. Mis à part cela (ce qui est déjà pas mal), on a un peu de mal à s'emballer. Climb est un disque d'une totale sincérité et, finalement, c'est tout ce qui compte.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 02-02-2017

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