.:.Chronique.:.

Pochette

Evil Madness

Super Great Love

[Editions Mego::2011]

|01 Divine Sensual Love Fantasy |02 Sexy Feeling All Year Long |03 Exciting Night Games |04 Isabelle Adjani|05 Café Eindhoven|06 Brúðubíllinn|07 Maxim's Goldfinger|08 Hunk of a Man|09 Stundin Okkar |

Ce qu'il y a de formidable avec les Editions Mego c'est qu'ils sont capables d'être là où on ne les attends pas forcément. C'est pour cela que l'on est un peu étonné de voir atterir le quatrième album de Evil Madness, groupe électro-pop à tendance kraftewerkienne. Evil Madness est un quintet qui n'est pas composé que d'inconnus. En effet, parmi eux on compte BJ Nilsen, Johann Johannsson, Sigtryggur Berg Sigmarsson, Helgi Thorsson et Petur Eyvindsson. Si les deux derniers nous sont quasiment inconnus les trois premiers sont loins de l'être. Nilsen et Johannsson continuent de faire les beaux jours du label Touch et Sigmarsson est un membre actif de Stilluppsteypa. Autant dire qu'ils sont plutôt orientés vers les musiques expérimentales sérieuses. Evil Madness est donc, de ce fait un projet étonnant. Etonnant parce que le background et la discographie des membres du groupe ne plaident pas automatiquement pour cette électro-pop sautillante. C'est comme si Immortal se mettait à faire de la musette ou que Animal Collective se prenne de passion pour les chants religieux. C'est un peu près le même ordre d'idée. Mais, après tout, pourquoi pas. Evil Madness est sans doute un projet parallèle, décomplexé mais qui n'est pas non plus une simple distraction. Sinon on n'en serait pas au quatrième album.

Super Great Love, malgré son caractère léger et sa pop géométrique, n'a rien d'une blague de mauvais gout. Bien au contraire. Evil Madness cultive une idée de la mélodie électronique sans aucune ironie. En somme, la chose est tout à fait sérieuse même si elle semble s'adresser aux dance-floor pour jeunes gens modernes. De fait, il ne faut pas prendre Evil Madness à la légère. La fraîcheur digitale de Super Great Love ne doit pas les faire passer pour des bidouilleurs à la petite semaine. On l'a vu, ils sont loin d'être cela et ce disque apparait bien plus subtile qu'une suite de lignes de codes binaires. Outre le fait que l'on trouve surprenant que l'on retrouve ce disque sur Editions Mego (comme quoi tout arrive), Super Great Love reste un bel exercice de pop naïve électronique. Il ne se démarque pas forcément des autres mais il est assez bien exécuté et ne connait pas vraiment de réelle faiblesse. C'est bien le minimum que le groupe puisse faire vu son pedigree.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 24-06-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/evil666madness

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