.:.Chronique.:.

Pochette

El Hijo

Madreliña

[Acuarela::2011]

|01 Siempre ella|02 La palmera |03 A Belen |04 Los naranjos|05 El hada de los dulces|06 Llama, carbón, nube, vapor|07 Quebradizo y transparente (madrileña)|08 Por si Charlie Pace no pudo acabarla|09 Balada baladí|10 Toda la noche nevando|

On aurait tord de croire que sortir un disque sur un label réputé puisse vous garantir les éloges de vos contemporains. Il fut une époque où cela pouvait effectivement être le cas mais aujourd'hui nous ne sommes plus sur de rien. Pourtant Acuarela a toujours été attentif à ce que son catalogue ait une certaine image d'excellence. Pour autant, personne n'est à l'abri d'un faux pas et avec ce nouvel album d'El Hijo, Acuarela est revenu au niveau du commun des mortels. En même temps, ce n'est pas vraiment de la faute d'El Hijo. Lui, il fait son job très correctement avec toute l'expérience acquise au sein de Migala mais avec une approche un peu plus solaire et certainement moins dépressif. Cependant, on n'arrive pas à se convaincre que Madrileña soit, en l'état, une pièce maîtresse. Certes, l'album tient debout et Abel Hernandez n'est pas un amateur qui aurait du mal à construire une mélodie correcte mais la magie de l'espagnol à quelques limites et ses bonnes intentions ne parviennent pas toujours à franchir la frontière qui le sépare de sa condition de mélodiste de talent à celui de maître expert.

Je suis peut-être dur avec lui. Surement même. On ne lui demandait pas de pondre le chef d'oeuvre du siècle mais sans doute de faire un disque un peu plus ambitieux. Malgré tout, Madreliña reste un album distrayant, bucolique et chaleureux qui se déguste aisément sans qu'on ait le moindre sentiment d'ennui. Ce n'est déjà pas si mal mais on ne voit pas dans ce disque autre chose qu'une simple friandise. Et, d'ailleurs, on a bien du mal à se défaire de cette idée. Sans être d'une qualité mineure, on l'a vu, Madreliña se trouve à mi-chemin, posant ses valises à un endroit où les instants de grâce se disputent à une, parfois, trop grande décontraction. Nous voilà donc avec un album qu'on se plait à écouter au grand air sous une belle chaleur pour, à côté, ne rien faire, mais alors rien si ce n'est apprécier les volutes de l'espagnol. Ceci dit, on en reste là, sur un bilan d'un album un peu "carte postale" aux aspects et au feeling contradictoires. C'est ainsi et on le prendra comme tel.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 27-05-2011

A voir également :

http://www.myspace.com/elhijo

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