.:.Chronique.:.

Pochette

Eckman, Chris

The Black Field

[Glitterhouse Records::2004]

|01 Nights Like These|02 Healing Waters Of The Flood|03 Low Country|04 Crystalline|05 Befell|06 The Black Field|07 Pirates & Clowns|08 Restless|09 Why Can't I Touch It ? |

Il est des groupes dont on passe complètement à côté sans trop savoir pourquoi. The Walkabouts fait parti de ces groupes. Pourtant ce n’est pas les albums qui manquent (13, sans compter ceux fait sous le patronyme Chris & Carla), j’aurais fatalement du tomber sur eux un jour où l’autre. Il a donc fallu ce deuxième disque solo du chanteur de The Walkabouts pour que je m’intéresse vraiment à ce groupe. Mieux vaut tard que jamais comme on dit. Mais ce qui va nous intéresser ici c’est ce « The Black Field » dont le moins que l’on puisse dire est qu’il ait fait une quasi unanimité sur les différents webzines. On me permettra de ne pas être du même avis, du moins pas tout à fait.

Enregistré en Slovénie ce disque est axé sur une folk-song habitée et limpide. C’est classique, c’est propre, c’est net et sans bavure. Manifestement Chris Eckman maîtrise son sujet sans trop de difficulté apparente. Il est dans son élément et cela s’entend. Pourtant on s’ennuierait presque à mourir avec cet album. Du moins on peine à s’enthousiasmer pour les compositions de C.Eckman. Même la très belle reprise des Buzzcocks (« Why Can’t I Touch It ? ») n’arrive pas à renverser la vapeur. C’est une forme de lassitude qui s’installe petit à petit et qui rend ce disque un peu laborieux. C’est dommage car on sent qu’il y avait matière à faire quelque chose de magnifique. Mais il manque cette grâce que l’on peut retrouver chez des gens comme Will Oldham.

« The Black Field » reste malgré tout un disque honnête mais dont l’apathie est son plus grand défaut. Alors que tout le monde ou presque semble s’accorder sur ce disque j’en ressort pour ma part avec la plus grande des déceptions. Quelque chose cloche t’il en moi ? Possible. En tout cas ce disque ne m’a pas touché autant que je l’aurai souhaité. Au moins je partagerai avec C.Eckman cet amour immodéré pour les Buzzcocks. C’est déjà ça.

note : 5.5

par Fabien, chronique publiée le 21-07-2004

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